La Quête de Sizyffe

Le début de la quête


Il n’est pas toujours aisé de se lancer dans une quête. On part sans savoir pour combien de temps. On se perd parfois en chemin. D’autant que celle que je débute aujourd’hui n’est donnée par aucun PNJ. Je me la suis fixée, comme un objectif à atteindre : écrire. C’est pour progresser vers cet objectif et accueillir toutes les missives qui vous sont adressées que je lance mon blog.

Oui, j’ai choisi de créer un blog en 2026, n’en déplaise aux Betteridge du marketing qui les donnent pour morts tous les ans depuis la découverte de leur existence. Ces mêmes personnes qui ne les voient que comme des stratégies marketing et des leviers d’acquisition. Oui, les blogs sont morts, ou plutôt, ils sont passés de mode (et c’est tant mieux !).

Les blogs sont morts

Mais pourquoi choisir le blogging comme mode d’expression plutôt que la publication sur un réseau social, qui serait alors bien plus exposée au public ?

Les raisons sont multiples :

  1. Pour la liberté de publier ou non, sans subir les affres de l’éditorialisation de plateformes américaines (ou chinoises) à coups de traitements algorithmiques opaques.
  2. Pour la personnalisation que m’offre l’auto-hébergement : je peux choisir le format, le contenu et le design, sans dépendre des décisions d’un actionnaire en quête de nouvelles formes de monétisation ou d’influence.
  3. Pour mon amour du temps long, qui m’oblige à penser qu’à l’heure des soubresauts du monde et de l’accélération des récits, il faut ralentir, laisser de côté les analyses « à chaud » et se donner le temps d’une réflexion approfondie.

Les réseaux sociaux représentent l’exact contraire de ce que je viens de décrire : le marketing est roi ; c’est un monde de l’éphémère, de la course aux stats, des tendances nourries par l’Algorithme, de la perte des repères et des bulles de filtres. Voyez bien, cher lecteur, que tout cela n’est guère réjouissant.

Vous retrouverez donc, par-ci, par-là, de la philosophie, de l’informatique et tout le reste (sans tracker et sous licence libre), à une fréquence probablement très irrégulière.

Je pars sans savoir combien de temps. Je ne doute pas que l’horizon que je vois en face, pourtant clair actuellement, changera au gré des circonstances du monde ; peu m’importe. Ne dit-on pas que le voyage nous change davantage que l’horizon atteint ?

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À bientôt, cher lecteur.

Image de couverture par Karl-Heinz Matheisen.